Célébrer Marie Poussepin

on 11 Oct, 2017
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Lima (Pérou), Oscar Melanio Dávila Rojas, Professeur de "Fe y Alegría".- Peut-on aider les autres sans rien attendre en échange ou sans poursuivre un intérêt mesquin ? Ce fut peut-être la question à laquelle Marie Poussepin a répondu par l’exemple de sa vie et de ses oeuvres au service des plus nécessiteux, des oubliés, des faibles, de ceux qui n’espèrent plus rien, ou si peu, de la société et de la vie.

Marie PoussepinMarie PoussepinMarie Poussepin a servi les moins favorisés parce qu’elle les considérait comme une extension de sa famille. Toutes ces personnes qu’elle aimait avec une profonde tendresse et soulageait avec sa charité ont appris à aimer de la même manière dont elle les aimait. Elles la voyaient comme une mère patiente , douce, pieuse et protectrice. Elle les a servi, et, en même temps , leur a enseigné à servir les autres. Marie préconisait une éducation où prédominaient la tolérance, l’égalité, la correction, la vérité et la douceur : « ayez beaucoup de tendresse et de vigilance à l’égard des enfants que vous instruisez: tâchez de vous en faire craindre et aimer tout ensemble. Soyez douce sans lâcheté, ferme sans dureté, grave sans hauteur. Corrigez sans emportement. Ne témoignez pas moins d’amour aux pauvres qu’aux riches et surtout ayez une grande inclination à profiter également à l’âme des unes et des autres, par vos paroles et par vos exemples ».

La célébration de la naissance de la Fille de Dourdan sert, une fois de plus, à prouver la reconnaissance donnée à cette femme, la bienheureuse de la douceur, l’Apôtre social de la charité comme l’a appelée le pape Saint Jean Paul II qui, il y a 364 ans, est née marquée de l’extraordinaire privilège de l’amour du prochain, et en particulier des enfants, garçons et filles, défavorisés. Célébrer sa fête c’est nous donner : « l’opportunité de réfléchir sur le don précieux de notre propre vie, de nos propres familles ».